Comment fonctionne une lampe de luminothérapie ?

Perçue comme une médecine douce, la luminothérapie est de plus en plus utilisée dans le traitement des dépressions saisonnières, mais aussi des troubles de sommeil. Il s’agit d’une pratique qui consiste à s’exposer à  la lumière pour corriger ces dysfonctionnements dus aux neurotransmetteurs.

Origines de la luminothérapie

La luminothérapie à commencé à être véritablement utilisée à partir de l’année 1984 par des spécialistes américains qui s’en servaient pour le traitement des dépressions saisonnières. Ce n’est qu’en 2005 qu’elle a connu un essor grâce à ses résultats satisfaisants issus du traitement basé sur la lumière.

Ses bienfaits ont été reconnus par plusieurs instituts médicaux à l’image de la Haute Autorité de Santé, en France.

Principe de la luminothérapie

Comme indiqué un peu plus haut, le principe du traitement est de se tenir en face d’une lampe qui reproduit la lumière du jour. Il est non seulement conseillé de le faire pendant une demi à deux heures chaque jour mais aussi d’utiliser des lampes dont l’intensité se situe entre 2 500 et 10 000 lux pour espérer un meilleur résultat. Un programme de luminothérapie se révèle plus efficace dans la matinée car dans la soirée, cela pourrait provoquer un trouble de sommeil chez le sujet. Une fois exposé à la lampe de luminothérapie, la lumière produite va atteindre la rétine puis stimuler la glande pinéale en vue d’inhiber la mélatonine. La finalité étant de corriger le trouble de sommeil en favorisant l’éveil.

Ainsi, les personnes sensibles à la dépression saisonnière (généralement à partir de septembre jusqu’à mars) retrouveront plus d’énergie grâce à l’inhibition de la mélatonine dont le taux est assez important pendant cette période.

Quand faut-il faire des séances de luminothérapie ?

Non seulement la luminothérapie traite avec efficacité les dépressions saisonnières, mais elle est également indiquée dans certains cas tels que les troubles du sommeil, les syndromes prémenstruels, certaines formes de troubles du comportement alimentaire, certaines pathologies cutanées et neurologiques, la réadaptation suite à un décalage horaire.

Toutefois, cette pratique est déconseillée dans certains cas. Par exemple, une séance de luminothérapie n’est pas indiquée après la prise d’un médicament photosensibilisant ni pour les personnes souffrant d’une maladie psychiatrique où ophtalmologique.

Comment pratiquer la luminothérapie ?

Même si au départ, la luminothérapie pouvait se pratiquer dans un centre médical, aujourd’hui, il est possible de faire une séance de luminothérapie chez soi. La pratique est personnalisée selon le cas et doit tenir compte d’un calendrier adapté à chaque patient. Il est en outre important de prendre en considération la saison de l’année et l’utilisation éventuelle de verres correcteurs. Dans un cabinet médical, une demi-heure peut être suffisante pour une séance de luminothérapie. En ce qui concerne les positions, elle peut se pratiquer soit en position nue et allongée sur le dos, soit en position assise dans une cabine.

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